

Un moment d’émotion pour la mère et l’enfant, et l’allaitement, un moment de complicité partagé. Le nouveau-né est encore inconscient, et immunisé de tout (sauf de la mort).
Personne n’a encore de souvenir de cette période de la vie. Ils commencent à partir de la petite enfance. Celle pendant laquelle on passe ses après-midi ensoleillés dans les bacs à sable, vulnérable, mais fort de par son innocence. L’enfance, c’est aussi l’éveil aux sens (d’où le jeu sur les sens : toucher, odorat, vue) : le parfum maternel, les crèmes pour la peau délicate de l’enfant, l’apprentissage de la vie et de ses risques : les bleus, les bosses… Qui n’a pas soigné une blessure à l’aide de crème à l’arnica ou d’élégant mercurochrome rouge ? C’est aussi le développement de ses aptitudes : écriture, peinture, sculpture… Parce que l’enfant est naïf, l’enfance est souvent synonyme de bonheur. Mais son égoïsme le conduira bientôt à l’adolescence, cette période si chaotique, illustrée principalement par la prise de conscience des risques, et de ses actes. Avec un ego qui devient trop imposant (miroir), c’est pendant cette période qu’il se construit. Il joue parfois avec le feu (brûlures), cherche à dépasser ses limites. Parfum, maquillage, alcool, tabac… tout est bon pour se chercher et s’affirmer, jusqu’à la rupture de l’adolescence vers l’âge adulte (bande coupée). L’adulte, lui, s’adapte, et « raccommode » ses erreurs. Il acquiert le sens des responsabilités, doit s’efforcer de faire tenir sa vie sur les piliers qu’il possède, quitte à l’épingler pout la faire tenir debout, pour relier les évènements entre eux, tout en gardant une liberté et une autonomie. Chaque individu, androgyne, possède une part de féminité (bijou). L’adulte s’engage, pour la vie. Puis vient l’usure, la lassitude ; la vieillesse… celle que l’on redoute, celle où l’on regrette, où l’on se questionne. On s’interdit de dire des choses, aussi (agrafes). On peut tenter de « réparer » des erreurs passées, ou d’en tirer des leçons. Usée, la bande. Usée de fatigue, usée de vivre.
Puis les flammes. La mort. Tristesse ou soulagement.. ?
Vous remarquerez que les bras sont dénués de toute détérioration, car l’Homme reste le plus souvent libre de ses actes et de ses décisions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. De toutes manières, elles ont toujours des conséquences (sparadraps et pansements). De plus, une main est intacte : tout humain est parfois tenté de fuir sa vie, d’échapper aux épreuves.
Louise
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