J’ai travaillé sur une toile blanche que j’ai recouverte de peinture beige. Ce qui donne l’impression d’un morceau de peau humaine tendu. J’ai ensuite transpercé « cette peau »avec un couteau, pour la « blesser ».J’ai ensuite peint en rouge la partie située en dessous de la « coupure »pour représenter le sang qui s’en écoule. Dans l’ouverture, j’ai laissé le couteau apparaitre, comme si l’auteur du crime avait laissé sa trace. J’ai ensuite fait une autre ouverture moins grande et moins « droite », que j’ai recousu avec de gros points, comme si celui qui avait fait ces points de suture avait fait son travail grossièrement. Dans le bas de la toile, ou plutôt de la peau, on peut voir un pansement, qui montre que la personne a déjà eu d’autres blessures avant celles-ci. En haut à gauche, on peut voir comme des « griffures » de chat, des sortes d’entailles dans la toile. Enfin j’ai « gratté » la toile avec du papier de verre pour rendre un aspect plus vieux, plus ancien de la toile. En effet, la peinture beige a été enlevée laissant apparaitre la blancheur de la toile de départ et en rendant cet aspect vieilli. J’ai voulu prendre à la lettre les paroles de Gérard Titus Carmel en faisant de ma peinture une peau qui révèle ses « blessures » et ses « griffures ».Mon travail peut rappeler celui de l’artiste italien Lucio Fontana. MARIE V Z
« Travailler comme le tanneur, racler le derme du papier » Je lui fais la peau. Travailler, gommer, racler ... essouffler la résistance du blanc ...pour que le dessin terminé, fini, montre ses blessures, les coups répétés, les peluchages et les griffures qui, jour après jour, le recouvrirent » Gérard titus Carmel Notes d'Atelier Dans une production qui ne se limitera pas forcément au dessin, vous mettrez en jeu les réflexions de Gérard Titus Carmel.
Gérard Titus Carmel Suite Narwa-pierre noire V 1977 160x200cm
BLESSURES
Le dessinateur G.T.-C., à l'aide de ses mines fragiles, trace des cicatrices sur un papier vulnérable.
lundi 1 décembre 2008
Comme une toile blanche
J’ai travaillé sur une toile blanche que j’ai recouverte de peinture beige. Ce qui donne l’impression d’un morceau de peau humaine tendu. J’ai ensuite transpercé « cette peau »avec un couteau, pour la « blesser ».J’ai ensuite peint en rouge la partie située en dessous de la « coupure »pour représenter le sang qui s’en écoule. Dans l’ouverture, j’ai laissé le couteau apparaitre, comme si l’auteur du crime avait laissé sa trace. J’ai ensuite fait une autre ouverture moins grande et moins « droite », que j’ai recousu avec de gros points, comme si celui qui avait fait ces points de suture avait fait son travail grossièrement. Dans le bas de la toile, ou plutôt de la peau, on peut voir un pansement, qui montre que la personne a déjà eu d’autres blessures avant celles-ci. En haut à gauche, on peut voir comme des « griffures » de chat, des sortes d’entailles dans la toile. Enfin j’ai « gratté » la toile avec du papier de verre pour rendre un aspect plus vieux, plus ancien de la toile. En effet, la peinture beige a été enlevée laissant apparaitre la blancheur de la toile de départ et en rendant cet aspect vieilli. J’ai voulu prendre à la lettre les paroles de Gérard Titus Carmel en faisant de ma peinture une peau qui révèle ses « blessures » et ses « griffures ».Mon travail peut rappeler celui de l’artiste italien Lucio Fontana. MARIE V Z
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