
Cette production se base sur le travail d’une peluche à laquelle j’ai infligé des dommages et avec laquelle j’ai testé la matière comme le tanneur travaille la peau pour obtenir du cuir. On peut ainsi remarquer l’absence d’une oreille et d’un œil, que j’ai arraché, laissant alors apparaître par deux trous béants du coton : la chair de la peluche. L’un des deux bras a également subit des brûlures transformant alors le pelage blanc et doux en une peau noire, dure et rugueuse, créant ainsi un paradoxe avec la nature douillette et chaleureuse des peluches. Enfin on peut remarquer la présence de tâches de peinture de couleur vive réparties de manière aléatoire sur la surface du sujet, brisant une fois de plus la blancheur immaculée du pelage.
En testant la matière sur cette peluche, j’ai voulu représenter la fuite du temps. J’ai ainsi essayé de m’identifier à ce temps qui passe en infligeant au sujet les marques de mon passage comme l’âge en laisse sur les hommes. Cette peluche, à l’origine blanche, symbolise l’enfance et l’innocence mais par son traitement, j’ai voulu montrer que chaque instants, bons ou mauvais, vécus par un homme laisse des cicatrices, des marques physiques ou morales influant sur la manière d’être, de penser et d’agir de chaque individu. FLAVIE
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