Le support de base de la production est une assise de chaise d’écolier, usée naturellement par le temps, par son utilisation… J’ai trouvé justement intéressant le fait que la chaise utilisée comme démarrage de la production ait déjà été servie, lui apportant une valeur plus concrète au niveau de la symbolique de « l’école ».
J’ai essayé de mettre en valeur l’usure naturelle du bois de la chaise en l’exagérant par exemple en cassant le coin gauche. J’ai ensuite enlevé le vernis déjà écaillé, puis je l’ai poncée avec du papier de verre pour donner au bois un aspect mat, patiné, un peu ancien. J’ai ensuite, avec une perceuse, troué la planche ; SCHOOL.
J’ai finalisé la production en collant à l’aide d’un vernis (pour donner une impression d’incrustation dans le bois) de nombreux fragments de cours de mes années antérieures qui ont donc servi véritablement.
En rouge, à l’encre j’ai inscrit un 0/20 qui prédomine la production.
Enfin, j’ai projeté sur le support de nombreuses tâches d’encre à la manière « Jackson Pollock »
J’ai avant tout symbolisé l’école à travers cette production, l’école et ses aspects positifs comme négatifs sans proposer une vision manichéenne et arrêtée sur l’éducation en général.
Tout d’abord, j’ai placé le SCHOOL comme élément central de la production pour mettre en place immédiatement le sujet de ce travail. Mais pourquoi l’anglais ? L’anglais, de nos jours est la langue mondiale, je voulais ainsi montrer l’universalité de l’école qui, malgré les noms, les frontières, les langues des pays est finalement toujours la même.
Les morceaux disséminés de cours montrent les côtés positifs de l’école qui nous élève par la connaissance représentée ici par l’écriture.
Les fragments de papiers forment un dédale, un labyrinthe (à la manière d’un joint de mosaïque). J’associe ceci à un côté négatif de l’école qui nous enferme dans une sorte de labyrinthe en nous imposant des normes, des règles multipliées et qui finit par diminuer la créativité des élèves.
Le 0/20 symbolise quant à lui le jugement des professeurs qui « s’assoient » sur des notes pour qualifier les compétences, le travail, la motivation d’un élève comme –ci toutes ces grandeurs abstraites étaient quantifiables.
Les tâches d’encre projetées sont encore une fois un symbole de l’école et du prototype de l’écolier qui a évolué au cours du temps sans pour autant délaisse ses outils fondamentaux (comme l’encre par exemple).
Les couleurs prédominantes sont le blanc, le bleu et le rouge qui nous renvoient forcément à l’art de Dubuffet. Cette production est donc doublement inspirée ; de l’art désordonné de Jackson Pollock et de celui de Jean Dubuffet.
Par ce projet j’essaie donc de donner ma vision personnelle de l’école ni d’un blanc immaculé, ni d’un noir ténébreux…Mathilde classe de 1ère


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire